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La stérilisation de nos chiens



Vous êtes propriétaires d'un chien ou d'une chienne, que vous ne souhaitez pas faire reproduire. Soyez rassurés : vous n'allez pas traumatiser votre chien ou votre chienne, il ne lui "manquera pas quelque chose". Dans les populations de canidés sauvages (loup notamment), la reproduction n'est pas la règle pour tous les individus : bien souvent, un groupe familial tout entier coopère pour l'élevage des petits d'un seul couple.

Ceci posé, quelles méthodes de contrôle de la reproduction choisir ?

Méthode réversible ou irréversible ?

La stérilisation chirurgicale est irréversible : le chien ne pourra plus saillir, la chienne ne pourra plus avoir de portée.


Pour quelqu'un qui souhaiterait faire reproduire son chien, mais plus tard, sans devoir supporter les inconvénients de vivre avec un animal entier (bagarres, marquages, portée non désirée...), d'autres solutions existent, qui permettent une stérilisation réversible.

Les méthodes réversibles

Pour les mâles, un implant contraceptif peut être posé. Il est efficace dès 2 à 3 semaines après sa pose. Les effets sur le comportement et la prise de poids sont exactement les mêmes que ceux d'une castration chirurgicale, mais ils sont réversibles au bout de 6 à 12 mois, suivant le gabarit du chien (effet d'autant plus long que le chien est de petite taille). Du fait de l'efficacité et de la grande sûreté des implants, les anciennes méthodes de contraception (injection tous les 6 mois), qui présentaient davantage de risques, ne sont plus utilisées.

Pour les femelles, l'emploi de ces implants n'est à ce jour possible que chez la chienne impubère, pour retarder la date des premières chaleurs. Ils ne sont pas utilisables chez la chienne dont les cycles sont déjà installés. L'interruption ou la prévention des chaleurs chez la chienne pubère par des injections est possible, mais la possibilité d'induire des complications graves (infection de l'utérus imposant un traitement médical ou chirurgical d'urgence, notamment) n'est pas négligeable.

Les méthodes irréversibles

Il s'agit de la chirurgie.

Chez la femelle, 2 techniques sont possibles : l'ovariectomie (on enlève les 2 ovaires) et l'ovario-hystérectomie (on enlève les ovaires et l'utérus). Aucune de ces deux techniques n'a montré de supériorité à court ou long terme. La deuxième technique est en général choisie lorsque des anomalies sont constatées sur l'utérus (notamment infection...). La stérilisation par ligature des trompes ne présente pas d'intérêt, la chienne ne peut plus avoir de portée mais les chaleurs se poursuivent, au même rythme qu'avant la stérilisation.


Chez le mâle, les 2 testicules sont retirés. La vasectomie peut être proposée dans certains cas très particuliers, par exemple pour un mâle ne devant pas se reproduire (porteur par exemple de maladie génétique) mais que les maîtres souhaitent garder entier. Tous les comportements de marquage, agressivité envers les autres mâles, saillie de femelle... se poursuivent, mais le chien est stérile.

Les inconvénients de la stérilisation

Le geste chirurgical nécessite une anesthésie. Le risque anesthésique, sur des animaux jeunes et en bonne santé, est très faible, mais pas nul. Si l'examen clinique avant anesthésie révèle certaines anomalies (souffle cardiaque par exemple), votre vétérinaire peut vous conseiller de faire pratiquer certains examens complémentaires (prise de sang, échographie...) afin d'évaluer précisément ce risque et adapter le protocole anesthésique.


Les risques post-opératoires (infection, retard de cicatrisation...) sont faibles pour ce type d'intervention, encore diminués par les bonnes pratiques de chirurgie (matériel stérile, rapidité d'intervention...). Le suivi post-opératoire à 48h permet de déceler d'éventuelles complications et de les traiter.


Chez le mâle comme chez la femelle, la stérilisation, en supprimant tout le métabolisme lié à la reproduction (production d'hormones sexuelles ou de gamètes - ovules ou spermatozoïdes), fait diminuer les besoins énergétiques de 20 à 30%, ce qui est énorme ! En conséquence, la ration journalière devrait être diminuée d'autant par le maître. Si cet ajustement n'est pas fait, le poids va augmenter par stockage de masse grasse, jusqu'à l'obésité.


Enfin, chez la femelle, et plus particulièrement chez certaines races comme le Boxer et le Dobermann, la stérilisation peut induire une incontinence urinaire. Elle apparaît immédiatement ou plusieurs années après la stérilisation, débutant par une incontinence au repos (surtout la nuit), qui va souvent en s'aggravant. Plusieurs types de traitement peuvent alors vous être proposés, afin d'améliorer votre confort et celui de la chienne.

Les avantages de la stérilisation

Chez la femelle, la stérilisation pratiquée lorsqu'elle est une jeune adulte (avant l'âge de 3 ou 4 ans) permet de diminuer fortement le risque de développer des tumeurs mammaires à l'âge mûr, et supprime le risque d'infection utérine. La femelle stérilisée n'a plus de manifestations de chaleurs et ne peut plus avoir de portée.


Chez le mâle, la stérilisation permet, dans 2/3 des cas, de mettre fin à des comportements gênants : fugues, marquages urinaires, agressivité envers d'autres mâles, chevauchements...Il est possible, pour évaluer les effets bénéfiques d'une stérilisation, d'avoir recours d'abord à une méthode réversible (implant) puis, si les résultats sont satisfaisants, à une castration irréversible.

Chez le mâle âgé, la castration contribue à améliorer diverses maladies affectant la zone périnéale : problèmes de prostate, tumeurs bénignes du pourtour de l'anus, hernie périnéale...En cas de testicule non descendu, la castration permet de prévenir le développement d'une tumeur sur le testicule demeuré en position abdominale, qui survient en général à l'âge adulte.


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